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Un jour sans fin, marmotte et psychothérapie

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Un jour sans fin, marmotte et psychothérapie Le 2 février dernier, était célébré le « jour de la marmotte » à Punxsutawney dans l’état de Pennsylvanie aux Etats Unis. Une marmotte sort de son terrier et selon le comportement qu’elle adopte, cela annonce un printemps précoce ou un hiver rude. Cette cérémonie est illustrée dans le film « Un jour sans fin » de Harold Ramis avec Bill Murray.

Quel est le rapport entre une marmotte, Bill Murray et la psychologie, me direz vous ! Le cheminement vers un mieux être ! Ce film illustre à merveille ce qu’il se passe dans une psychothérapie.

Pour mieux comprendre, voici la situation de départ du film : Bill Murray incarne le rôle de Phil, présentateur météo qui se rend avec son équipe de tournage dans cette fameuse petite ville de Pennsylvanie. Phil est un odieux personnage, imbu de sa personne, cynique et irrespectueux... Toute l’équipe se retrouve bloquée dans cette petite ville après le tournage de l’événement à cause d’une tempête de neige. Le lendemain matin, la même chanson que la veille repasse à la radio, « I got you babe » de Sonny and Cher, avec les mêmes plaisanteries de l’animateur et la journée se déroule à l’identique de la précédente. Phil se rend compte qu’il est seul bloqué dans cette journée, toutes les autres personnes vivent quand a elles, le jour initial. Ce qui met Phil dans une colère et une frustration qu’il ne gère pas du tout.

C’est exactement ce qui se passe lorsque nous avons un déséquilibre émotionnel. Nous restons bloqués dans un état de souffrance psychique que l’on attribue à tout ce qui nous entour, tout sauf soi-même. Les autres qui ne nous comprennent pas ou qui font ceci ou cela pour nous embêter, la malchance parce que "ça n’arrive qu’a moi", et c’est la colère, l’agressivité, la frustration ou le repli sur soi qui prennent le dessus. Et l’on s’installe, comme Phil, dans un jour sans fin, les événements et les situations se répètent toujours de la même façon. Notre héro, Phil, passe par de nombreuses phases et tentes diverses stratégies pour sortir de ce calvaire, mais toutes échouent parce qu’il reste emmuré dans ses mécanismes de défense inconscients.

Après de nombreux « 2 février », Phil va s’ouvrir aux autres et c’est dans cette altérité que va commencer le processus de réparation, en n’étant plus centré sur lui, en élargissant son champ de perception et en entrant dans la relation interpersonnelle. Je n’en dis pas plus pour ne pas spolier ceux qui n’ont pas vu le film !

Finalement, ce « 2 février » permet à Phil de comprendre son fonctionnement, ses résistances et de retrouver les ressources qui lui permettront de sortir de cette situation. C’est ce qu’il se passe lorsque l’on entreprend une démarche de travail sur soi dans le cadre d’une psychothérapie. Le thérapeute accompagne la personne à créer du lien, à donner un sens à ce qui n’en avait pas ou plus, à se revaloriser et voir ce qui est bon en soi et pour soi. De ce fait, les tensions diminuent, les relations interpersonnelles sont de meilleure qualité et c’est l’apaisement.

Cette année, la marmotte a vu son ombre en sortant de son terrier, apeurée, elle est retournée dedans... signe annonciateur d’un hiver rude. Devinez comment s’appelle la marmotte ?... Phil !


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